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Le 01/02/2012
Génocide arménien : député mais pas historien !
Les politiques doivent-ils écrire l'Histoire ? Je ne le crois pas. Il n'est pas du rôle des parlementaires de définir, plusieurs décennies après, les responsabilités des uns et des autres, surtout lorsque les évènements incriminés se sont déroulés à des m |
Tel est le cas du génocide arménien pour lequel nous n'avons pas à nous instituer en juges. Il s'agit d'un évènement dramatique qui concerne deux pays amis de la France et pour lequel il appartiendra à l'Histoire et aux deux peuples concernés de tirer leurs propres conclusions.
D'une manière plus générale, et puisqu'il s'agissait de pénaliser la négation du génocide arménien, il m'est en outre assez pénible d'interdire et de sanctionner l'expression d'opinions, aussi odieuses soient-elles, relatives à des faits qui n'ont été l'objet d'aucun jugement de la part d'une quelconque instance internationale.
C'est pour l'ensemble de ces raisons que je n'avais pas voulu voter la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien. Celle-ci ayant toutefois été adoptée le 23 janvier dernier, je me suis aussitôt associé à d'autres parlementaires, 65 députés et 76 sénateurs de toutes les tendances politiques, pour saisir le Conseil constitutionnel contre cette loi qui constitue à mes yeux une erreur politique et une faute morale.
Il me semble de toute façon qu'il y a actuellement d'autres priorités à traiter et qu'il nous appartient davantage de résoudre nos problèmes d'emploi, de logement, de sécurité et autres que de réveiller inutilement de vieux traumatismes chez nos voisins. |